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Reconnaître un coup de chaleur : symptômes, gestes d'urgence, erreurs à éviter

Mis à jour le 5 juillet 2026

La réponse en bref

Un coup de chaleur se reconnaît à une température corporelle très élevée (souvent > 40 °C), une peau chaude et sèche, des propos confus ou une perte de connaissance. C'est une urgence vitale : appelez le 15, mettez la personne à l'ombre et refroidissez-la immédiatement.

Chaque été, le coup de chaleur tue — souvent parce que l'entourage a confondu un « coup de fatigue » avec une urgence vitale, et attendu. Ce guide vous apprend à distinguer les trois stades, à réagir dans le bon ordre, et à éviter les gestes qui aggravent la situation.

Les trois stades : crampes, épuisement, coup de chaleur

La chaleur agresse le corps par paliers. Savoir où on en est change tout :

Stade 1 — Les crampes de chaleur

Crampes musculaires (jambes, abdomen) pendant ou après un effort par forte chaleur, avec transpiration abondante. Réaction : arrêt de l'effort, repos au frais, eau + aliments salés. Si ça ne passe pas en une heure, consultez.

Stade 2 — L'épuisement lié à la chaleur

Il s'installe sur quelques heures, souvent après plusieurs jours chauds : fatigue inhabituelle, transpiration abondante, peau moite et pâle, maux de tête, nausées, vertiges au lever, sommeil impossible. La température corporelle reste sous 40 °C. Réaction : repos allongé au frais, hydratation par petites gorgées, linge humide sur le corps. Amélioration attendue en moins d'une heure — sinon, appelez le médecin ou le 15.

Stade 3 — Le coup de chaleur : l'urgence vitale

Le système de régulation est débordé et la transpiration s'arrête. Les signes qui doivent déclencher l'appel au 15 immédiatement :

  • Peau chaude, rouge et SÈCHE (le signe le plus trompeur : on ne transpire plus) ;
  • Température corporelle très élevée, souvent supérieure à 40 °C ;
  • Troubles neurologiques : confusion, propos incohérents, agressivité inhabituelle, démarche instable, somnolence anormale ;
  • Maux de tête violents, nausées, vomissements ;
  • Dans les cas graves : convulsions, perte de connaissance.

Chez la personne âgée, le tableau peut être plus discret : une confusion nouvelle ou une chute pendant une canicule doivent faire penser au coup de chaleur, même sans effort préalable.

Les gestes d'urgence, dans l'ordre

  1. Appelez le 15 (ou le 112). Dites « coup de chaleur suspecté » : cela déclenche la bonne priorité. Ne raccrochez que quand on vous le dit.
  2. Mettez la personne au frais : à l'ombre, ou dans la pièce la plus fraîche, allongée, vêtements superflus retirés.
  3. Refroidissez activement, sans attendre les secours — c'est le geste qui sauve :
    • aspergez le corps d'eau fraîche (pas glacée) ;
    • enveloppez-la dans un drap ou des linges humides, renouvelés dès qu'ils tiédissent ;
    • ventilez (ventilateur, éventail, courant d'air) pour accélérer l'évaporation ;
    • placez des packs froids enveloppés d'un linge sur la nuque, les aisselles et l'aine — là où passent les gros vaisseaux.
  4. Si elle est consciente : faites boire de l'eau par petites gorgées.
  5. Si elle est inconsciente mais respire : position latérale de sécurité, et on continue le refroidissement en attendant le SAMU.

Les erreurs qui aggravent

  • Donner à boire à une personne confuse ou inconsciente : risque de fausse route mortel. L'eau, c'est sur le corps, pas dans la bouche.
  • Le bain glacé : la vasoconstriction brutale peut provoquer un malaise cardiaque. Eau fraîche, jamais glacée.
  • Donner du paracétamol ou de l'aspirine : la fièvre du coup de chaleur ne répond pas à ces médicaments, et ils peuvent aggraver les atteintes du foie et de la coagulation.
  • Attendre « que ça passe » : sans refroidissement, un coup de chaleur s'aggrave de minute en minute.

Qui est le plus exposé ?

Les personnes de plus de 65 ans, les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes sous certains traitements (diurétiques, psychotropes…), les travailleurs en extérieur et les sportifs. Si vous ou un proche cumulez ces facteurs, prenez 30 secondes pour faire le test Mon risque chaleur — il vous donne les gestes de prévention adaptés à votre profil. Et pour éviter d'en arriver là, commencez par rafraîchir votre logement et protéger vos nuits.

Cette information ne remplace pas un avis médical. En cas de malaise, appelez le 15.